Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 14:32

L'année 2011 vient de commencer et une certaine effervessence se fait sentir au travers de voeux de tous mes amis et relations qui connaissent ma passion et me souhaitent une belle TRANSQUADRA. Il ne faudra pas décevoir tous ces gens, quelle pression... En fait, je n'ai pas de réelle pression, juste une vraie impatience de partir... mais il va falloir attendre encore quelques mois. Les travaux entrepris sur le bateau et les séances d'entrainement vont me permettre de patienter et d'affiner ma préparation physique.

 

Au programme des travaux :

 

- ANTIFOULING OCEOPROTEC réalisé par le chantier ETOILE MARINE de ST MALO

- Révision du gréement (le bateau ayant environ 28 000 milles certains cables ont souffert )

- Installation d'un deuxième pilote NKE et vérin

et enfin je me suis laissé tenter par un hydrogénérateur avec comme objectif d'embarquer quasiment pas de carburant.

 

C'est d'ailleurs sur ce dernier point que je communique avec certains de mes partenaires au titre desquels nous trouvons en bonne place :

 

- le conseil régonal de LORRAINE, particulièrement intéréssé par la dimension écologique du projet

- W FINANCE et LA SOCIETE GENERALE avec qui je développe un partenariat gagnant/gagnant en relation avec ma profession

- FRANCE DEFI, groupement d'experts-comptables

-ENERYS-CABINET ROUSSEY, cabinets d'expertise-comptable.

 

j'espère rallier encore quelques autres partenaires dans les jours à venir.

 

Le programme d'entrainement devrait porter sur des sorties fréquentes afin de créer des automatismes dans les manoeuvres et sur la participation à quelques courses pour jauger les performances de l'équipage (vitesse, fiabilité du matériel et validation des choix de voiles)

 

Ma  participation à PORNIC/BAIONA en juillet 2010 m'a permis de confirmer le choix de mes spis asymétriques sur tangon (Spy max et CODE 5) j'ai également pu me tester en solitaire sur plusieurs jours et principalement appréhender la gestion du sommeil. Sur ce dernier point je me suis bien rassuré et en conclusion, il ne faut pas hésiter à dormir, chaque fois que l'envie vous en prend ne serait-ce que quelques dizaines de minutes. En sus, j'ai testé les alarmes ADRENA avec des hauts-parleurs miniatures APPLE branchés sur un port USB du pc, c'est hyper efficace aussi bien pour l'AIS, que des alarmes de navigation (écart de cap, vitesse du vent etc...)

 

voilà, il n'y a plus qu'à se mettre au boulot...

bon courage à tout mes petits camarades et concurrents...

 

Olivier

 

 

Par Olivier Roussey - Publié dans : obportus
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Samedi 29 mai 2010 6 29 /05 /Mai /2010 15:30

 

 

 Voilà, la campagne officielle de préparation à la transquadra 2011/2012 est lancée. La première étape s'est concrétisée par une participation à la BARQUERA entre PORNICHET et GIJON en double avec Christophe CLEVENOT;

Pour une première ce fut une belle course même si les conditions météo n'ont pas été trés favorables au bateau. En effet en dehors de la première nuit plutôt ventée (entre 25 et 35 nds au portant) le reste de la course s'est fait dans un vent plutôt erratique avec de longues heures de pétole. Toutefois, le résultat est trés satisfaisant puisque nous terminons troisième à égalité de points avec le deuxième un A35. Cette course a été l'occasion de tester une nouvelle grand voile et surtout un code 0, qui je dois dire, ne m'a pas totalement convaincu. Il me faut encore appréhender la plage d'utilisation de cette voile qui selon ALLARD (mon voilier) est une voile indispensable dans les molles au prés océanique voir débridé. Mais il me faut plus d'heures de navigation pour bien comprendre son fonctionnement. Cette course a aussi l'occasion d'enregistrement pour la création de la polaire du bateau avec le logiciel ADRENA; Là encore, il y a du boulot, mais on commence à affiner les choses.

 

 

 

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Départ de PORNICHET en compagnie de ROCKALL

 

 

Les performances du bateau au cours de cette course se sont considérablement aaméliorées, grace à un meilleur réglage du mât (merci à Laurent ALLARD pour ses conseils et son expertise) une cure d'amaigrissement du poids du bateau en sortant tout ce qui est superflu et que l'on entasse en se disant que ça pourrait servir, erreur et le poids affiché sur la balance du matériel sorti est hallucinant (merci Christophe pour la chasse au poids) et enfin, la quasi totalité de la garde-robe a été utilisée en cherchant à chaque instant à utiliser la meilleure voile au bon moment. Nous n'avons pratiquement pas hésiter à faire plusieurs changements successifs afin de s'assurer que nos choix étaient les bons.

 

Coté configuration, j'envisage de tester les spis asymétriques sur tangon. Je suis plutôt un adepte du spi symétrique, mais afin de ne pas mourir bête et  suite à de nombreux conseils, je vais tester ces voiles (principalement le code 5) Actuellement, j'utilise un code 5 mais sur emmagasineur, la technique semble un peu différente. A voir.

 

Coté bricole, on déplore la casse du bout dehors (le reste du tangon carbone a définitivement rendu l'âme) et un accro dans la GV. (diable de barres de flèche, il est impératif de mettre des renforts à ce niveau) Les spis se sont parfaitement comportés, même sous 30 noeuds où j'ai bien cru que mon grand spi finirait sa vie, eh bien non et à ma grande surprise. J'ai même retrouvé des vertus indéniables à mon vieux code 5 NORTH (sa polyvalence et sa facilité d'utilisation).

 

La course à venir sera les  100 milles et une nuit, où je ferai équipe avec Rémi (retrouvailles en course aprés la TSQ 2008/2009) et j'enchainerai ensuite avec PORNIC BAIONA fin juillet afin de tester le "bonhomme" en solo sur un parcours intéressant avec le passage du Cap Finistere. Ce sera l'occasion de valider tous mes choix tactiques d'aujourd'hui afin de confirmer ou d'infirmer les solutions retenues.Il restera un an tout juste pour peaufiner avant le départ pour MADERE.

 

Par Olivier Roussey - Publié dans : obportus
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /Nov /2009 15:16

Voilà, l'inscription est confirmée : n° de cagnard 9 et le compte à rebours est lancé.
Obportus² est sorti de l'eau le 14 NOVEMBRE entre 2 coups de vent sur St-MALO
Les travaux d'hiver vont commencer et le programme est chargé :

- installation d'un vérin de secours
- révision du radeau et de l'armement obligatoire
- révision de la garde robe
- antifouling et d'autres petits travaux.

Mais il faut aussi penser à l'entrainement en solo et au cours de l'année 2010 il y aura de belles occasions de s'entrainer en course sur de beaux parcours. J'ai donc mis au programme :

- La BARQUERA en double avec Christophe CLEVENOT comme co-équipier, aprés plusieurs rendez-vous manqués, nous allons enfin pouvoir nous tester ensemble sur une belle course et un beau parcours (PORNICHET/GIJON aller retour, en mai 2010)
- PORNIC/BAIONA/PORNIC, en juillet/aout 2010, cette fois-ci en solo et le cap FINISTERE en prime.

Le programme est arrêté, il n'y a plus qu'à se préparer et faire appel à toutes les bonnes volontés pour mener à bien ce projet (convoyages aller et retour, assistance etc...)

Merci à tous.
Olivier






Par Olivier Roussey - Publié dans : obportus
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 16:55

Voilà la boucle est bouclée, OBPORTUS² est revenu à sa base de départ et a déjà repris du service en participant au TRIANGLE de DINARD.  Il est  sur le point de partir vers LORIENT pour rejoindre ses petits frères JPK 960 à l'occasion d'un rassemblement national les 18/19 et 20 Septembre 2009.

Le retour d'OBPORTUS² a été mouvementé. Mes deux amis (Ph BURGER et Benoit FRISCH) récupèrent le bateau que Rémi a convoyé à ST MARTIN. Ils se font une joie de réaliser leur première TRANSAT. Malheureusement, leur joie est gachée par de nombreux problèmes électriques et une humidité persistante. Ils sont donc contraints de s'arrêter aux Açores. Je décide de faire le reste du convoyage et mi juin, je pars pour les Açores avec Jean-Marc TOUPANCE, un fidèle coach et équipier qui ne se fait pas prier pour cette aventure. Un convoyage express, en 8 Jours nous sommes à ST MALO avec des images plein la tête et une folle envie de repartir dès que possible. La navigation au large est vraiment magique et les émotions sont inoubliables. La fête est un peu gachée sur la fin par un violent coup de bôme qui me fracasse la machoire. Résultat : une fracture du ZIGOMATIQUE et enfoncement du mallaire. Le tout se solde par une intervention chirurgicale dès mon arrivée. Mais aujourd'hui tout est remis en place et me voilà prévenu pour ma prochaine traversée en solo.

J'attends avec impatience la confirmation de mon inscription pour la prochaine édition de la TRANSQUADRA 2011/2012, bien entendu en SOLO. La confirmation sera officielle le 24 Octobre, j'ai cependant réagi trés vite à la publication de l'avis de course et j'y crois dur comme fer, à suivre...

j'en profite pour remercier tous les témoignages reçus au cours de la précédente édition, mes amis convoyeurs et je compte bien poursuivre pour la prochaine édition à faire vivre cette aventure à mes amis proches ou plus éloignés... Je repense souvent aux longues réflexions et pensées nocturnes en contemplant la voie lactée, le bateau porté par les alizés et traçant sa route sur un tapis lumineux de plancton... 

A suivre...

Olivier

Par Olivier Roussey - Publié dans : obportus
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 20:32


photo: claude.vacher

Le 24 Janvier 2009, nous prenons le départ de la deuxième étape de la TRANSQUADRA 2008/2009 en direction du MARIN. Nous ne savons pas à quoi nous attendre, une certaine appréhension nous gagne et nous n'allons pas être déçus. J'ai l'immense joie d'avoir mes proches et amis présents au départ de PORTO SANTO.

Nous avons défini notre option de départ entre l'option plein sud et la route directe. Nous prenons un bon départ et naviguons  tranquillement vers MADERE avant de prendre le grand large. Durant les premiers jours de course nous frôlons la bordure de l'anticyclone des Açores et malheureusement nous nous empétolons une demi journée et notre vitesse de progression est  nettement plus faible que les sudistes qui prennent définitivement le commandement de la course. Nous nous engageons dés lors dans une course poursuite pour refaire notre handicap de notre option de départ.

Nous commençons notre apprentissage du large avec plus ou moins de bonheur. Nous prenons rapidement notre rythme de croisière, une fois mon mal de mer des premiers jours dissipé. Les premières nuits sont cependant assez stressantes. Les nuits sont noires, sans lune ni étoiles, avec une couverture nuageuse quasiment à 100 % et parfois des vents complétement fous pendant plusieurs heures (phénomènes surprenants: rotation du vent sur quasiment 360° assez fort???) Aprés avoir tiré les enseignements de notre mauvaise option de départ, nous décidons de plonger vers le Sud et nous entamons un grand bord sud sud ouest afin d'aller chercher le plus rapidement possible les alizés. Cette descente ne fut pas de tout repos et nous rencontrons énormément de grains. Entre temps, nous connaissons notre premier ennui technique: une stupide panne électrique en raison du couplage de notre batterie moteur avec les batteries de service. Résultat: le pilote a pompé sur tout le parc et au moment de relancer le moteur, panne séche. Les panneaux solaires nous ont sortis de ce mauvais pas. OUF! mais les grains vont se charger de nous mettre à mal. On commence par l'exploison de notre premier spi léger qui s'entortille autour de l'étai m'obligeant à monter deux fois dans le mât, malheureusement sans succès pour démèler le spi qui restera deux jours dans l'étai avant de  descendre tout seul à porter de mains, miracle. Cependant, cette mésaventure nous a épuisés et nous décidons de ralentir la cadence en naviguant sous grand voile seule et en prenant un peu de sommeil. Le lendemain, même combat avec les grains, le spi lourd est de sortie, mais aprés plusieurs affalages, renvois et un chalutage avec casse du tangon et obligation de couper drisse et bras, nous sommes exténués et une fois encore nous naviguons sous grand voile seule pour pouvoir mieux gérer les grains. A la sortie de ces deux ou trois jours difficiles, nous connaissons de belles journées et nuits de glissade sans soucis. Un vrai bonheur qui nous annonce la présence des alizés. Les nuits sont claires et trés étoilées. Cette fois ci, le deuxième spi lèger est à l'ouvrage. Je remarque toutefois une déchirure sans y prêter plus d'attention. Et ce qui devait arriver, arriva... le spi se déchire en deux. Nous arrivons à le récupérer pour pouvoir le faire réparer. Il ne nous reste plus que notre spi lourd qui nous amènera jusqu'en Martinique. Nous allons connaître avant l'arrivée une nuit de folie: entre 25 et 35 Noeuds de vent toute la nuit sans mollir un instant et nous découvrons le potentiel exceptionnel de notre JPK, dont je ne louerai jamais assez les qualités et la performance de notre pilote NKE. Nous n'en avons cependant pas fini avec les avaries, car notre vit de mulet explose au cours d'un empannage et une réparation de fortune nous permet d'éviter le pire. Il faudra toutefois réduire la cadence et éviter de trop solliciter le bateau, dommage...De plus, Rémi se fait une élongation  et ne peut plus utiliser son bras. A ce moment, nous naviguons dans un petit groupe d'une dizaine de bateaux et personne ne lâche rien à l'approche de l'arrivée. Nous croisons durant la dernière nuit plusieurs bateaux. Et quand nous apercevons la terre promise, on se dit que l'on va passer une derniére nuit en mer tranquille. Mais EOLE en a décidé autrement et ce sont 25 Noeuds de vent qui nous attendent pour attaquer l'entrée dans la baie du MARIN et de nuit en plus. Finalement tout se passe bien et nous nous amarrons vers 5 Heures du matin, heure locale au ponton de la Marina du MARIN, aprés 16 jours de navigation en 33ième position en temps compensé. Nous y retrouvons l'ensemble des malouins qui, dans l'ensemble, ont brillament réussi dans cette TRANSQUDARA qui restera une des plus relevées jusqu'alors, en attendant la prochaine, car le niveau s'élève de plus en plus...

 L'accueil est plutôt calme à cette heure ci...Le rhum a fait des ravages et les organismes doivent récupérer.

A notre arrivée, nous découvrons une MARTINIQUE en pleine crise sociale.

Cette aventure connaitra son épilogue au cours d'une somptueuse soirée au CLUB MEDITERRANEE de ST ANNE.

Quel bonheur d'avoir réussi cette traversée sans trop de difficultés au final, même si ne fut pas toujours une partie de plaisir. Le bilan est extrément positif et enrichissant. Nous nous sommes découvert des ressources inconnues jusqu'alors pour trouver des solutions aux différents problèmes que nous avons rencontrés. L'ambiance, malgré l'adversité  et les ennuis fut trés bonne entre nous. Nous avons navigué dans des conditions exceptionnelles que seul le large peut nous offrir et nous avons repoussé nos limites.

Nous sommes fixés à présent sur nos capacités à affronter le large, tout en prenant garde à l'excés de confiance. La mer reste dangereuse et la disparition de Jean-Marc nous le rappelle.

Pour ma part, la décision de participer à la prochaine TRANSQUADRA est prise. J'envisage d'y participer en solitaire pour aller jusqu'au bout de mes rêves et les transformer en réalité.

olivier ROUSSEY


photo:copyright   transquadra.com- Départ de PORTO SANTO 24/01/2009



Par Olivier Roussey - Publié dans : obportus
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